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Interview du réalisateur

En utilisant le film d'animation en tant que moyen d'expression on peut facilement faire passer des messages aux.J'espère que le message de "JAPAN, notre Enfance" touchera le grand public de par le monde.

"JAPAN, notre Enfance" est votre deuxième film après "NITABOH". Qu'est-ce que la WAO Corporation essaye de faire passer au public en produisant des films d'animation?

Je pense que les jeunes japonais d'aujourd'hui font face à deux problèmes. Le premier est celui du declin du standard scolaire académique, le second est un problème spirituel. Il y a une solution au premier : offrir des services d'éducation à travers nos écoles privées, je pense qu'on peut améliorer le développement scolaire à notre façon. Le deuxième problème, néanmoins, est beaucoup plus sérieux.

Par exemple les japonais d'aujourd'hui, et particulièrement les enfants, deviennent de plus en plus indifférents aux autres et ont de moins en moins conscience de ce qui leur est donné. Je me demande si ce phénomene n'est pas en relation avec la recente augmentation des délits criminels à un point encore jamais vu dans le passé. Après m'être posé la question "comment puis-je participer à l'enrichissement spirituel de nos enfants?" j'en suis venu à la conclusion que un film d'animation pourrait être une solution.

"JAPAN, notre Enfance" a pour décor un faubourg de Tokyo dans la 31ème année de l'ère Showa(1956). Quelle était votre intention en choisissant cette période spécifique?

Bien que cette histoire est une fiction elle reflète l'histoire de mon enfance. En 1956 j'étais au collège a Kiba, faubourg de Tokyo. C'est ma ville natale, là où j'ai grandi, et également là ou le film se passe. Les épisodes avec une nouvelle élève et la mort de camarades sont des évènements qui me sont véritablement arrivés dans ma jeunesse.

Mais il y a plus que ca dans le choix de l'année 1956.

C'est l'année où le japon a rejoint a nouveau les nation-unies. Tout comme le journal économique "Keizai Hakusho" (Le papier blanc de l'économie) le déclarait "l'après-guerre est déjà terminé", le japon s'engageait sur le chemin de la croissance économique rapide. 1956 était un tournant dans le concept des valeurs au japon. Je ne peux pas m'empécher de me demander si nous, japonais, pendant ce demi-siècle passé à rechercher la richesse matérielle, n'avons pas perdu la "richesse spirituelle" et les traditions culturelles que nous chérissions dans le passé. Doyo (chansons traditionnelles pour enfants), un des éléments clef du film, est un exemple de notre héritage oublié. Cela fait longtemps que je n'ai pas entendu des enfants chanter des chansons Doyo. Redécouvrons ce que nous avons oublié – c'est le message que je veux faire passer au public.

En même temps, en traitant la mort de deux personnes dans le film, j'insiste dans cette histoire sur l'importance d'aider et de faire attention aux autres. Deux personnages disparaissent, l'un à cause de la guerre, et l'autre dans un accident. Mais ces deux personnages vont continuer à vivre dans les coeurs de ceux qui les ont connus, parce qu'ils partagent un lien de coeur à coeur. J'espère que ce film donnera une opportunité aux enfants de réflechir à propos de leur propre vie et celle des autres.

Vos deux films sont soutenus par de forts motifs musicaux : Le Shamisen de Tsugaru dans "NITABOH" et Doyo dans "JAPAN, notre Enfance". Pourquoi donnez vous une telle place à la musique dans vos films?

Quand de la musique de qualité est associée à un visuel de qualité l'impact est décuplé. Il y a quelque chose dans la musique qui nous touche profondément – c'est exactement pourquoi je mets le Doyo en valeur. Tout comme j'ai mentionné précédemment, un des éléments clef du film est "la redécouverte des valeurs japonaises". Je veux que les japonais réalisent que c'est outre-mer que le Doyo, tout comme le Shamisen de Tsugaru sont reconnus et appréciés à leur juste valeur. Grace à M. Tsutomu Aragaki, KOKIA et différents choeurs dont Le Choeur des Enfants de Suginami, je crois que la qualité du film "JAPAN, notre Enfance", et particulièrement la qualité musicale a été maintenue à un niveau encore plus haut que pour mon premier film.

Pour finir, pouvez-vous nous dire quelque chose sur vos plans pour le  futur?

En 2006, nous marquons le 30ème anniversaire de la fondation de WAO. Et pour fêter cet évènement nous organiserons une projection nationale pour les étudiants de nos écoles et nos partenaires commerciaux. La sortie au cinéma pour le grand public est prévue pour cet automne, ou hiver. Tout comme pour "NITABOH" nous diffuserons "JAPAN, notre Enfance" de multiples façons, comme un cinéma digital itinérant en 2007 et la présentation à de nombreux festivals internationaux. Nous espérons également garder de bonnes relations avec les places avec lesquelles nous nous sommes associés à travers les services d'éducation que nous offrons et lors de la diffusion de notre précédent film. Et nous voulons diffuser notre film "JAPAN, notre Enfance" et son message à un large public.